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Kite urbain

Le rider de l’équipe britannique Powerkiteshop, Dan Eaton, a récemment voyagé en Amérique du Sud, se rendant en Colombie et en Equateur. Il était parti avec comme arme la Riot 9 et 11 m pour se retrouver face à des conditions où l’erreur n’était pas permise.

Dan nous raconte ses aventures. « A mon arrivée à Medellin, en Colombie, il faisait comme d’habitude 35 degrés et le paysage était magnifique. Medellin est situé à 1500m d’altitude et son soleil tapait si fort qu’il devait au moins atteindre un indice 14 d’UV. Je descendis de l’avion, me mis une crème de protection 40 et fut rapidement emmené sur les lieux de la journée Presse pour ma première démo.

J’étais sous l’effet du décalage horaire et me retrouva confronté à un environnement des plus exigeants pour ce type d’exercice. Le site s’avéra être un square avec un espace de vol d’environ 25 m, entouré de nombreux immeubles et d’une ligne de métro aérienne pour couronner le tout !

Assez rapidement et afin de relever ce défi, je fis décoller la Riot de 11 m sur la route adjacente et l’emmena jusqu’au square. Le sol était très glissant et je me faisais dériver vers le trafic des rues. Avec un peu d’aide des autres pilotes, je réussis à revenir dans l’arène et à me mettre sur ma planche. Le square était petit et sans barrière de séparation avec le public, je devais donc éviter les passants revenant de leurs courses, tout en gardant un œil sur les flèches de l’église, les grilles pointues, les lampadaires et les statues massives en bronze de 6m. Pas possible de faire plus kite urbain !

Me rendant ensuite vers le Nord, à Bogota, pour participer aux festivals, les conditions furent plus clémentes. Nous étions plus hauts dans les montagnes et malgré l’atmosphère plus fraîche, apprécions sortir dans le vent qui nous semblait plus fort. Je pus tout de même sortir les Riots et faire des double kite loops dans cet air plus fin, y compris avec la 11 m. Le vent tournait toutefois de 180° tous les quarts d’heure ce qui rendait le pilotage très compliqué pour enchaîner proprement des figures.

In fine, ce fut un voyage fantastique et un plaisir de rencontrer tant de pilotes venus du Monde entier pour faire des démos au public colombien. Je voudrais remercier Ozone pour m’avoir envoyé de supers kites qui me permirent de faire face à ces difficiles conditions. Je dois pourtant avouer que j’ai attrapé le virus du kite urbain même si je crains que les autorités britanniques ne soient pas aussi tolérantes…

Dan Eaton, www.Powerkiteshop.com